Invisibles

De beaux mots, simples mots, gribouillage et rien d’autre, dont le sens diffère, de mon âme à la vôtre, dont le sang se répand en espoirs d’attentes, entres pairs, entre frères, entre lettres parentes. Composer, styliser, pour paraître ou pour plaire, partager, réciter, pour bloguer ses chimères. Troubles flèches d’un jeu, simpliste et ambitieux, lancées à l’encre bleue en des rouges hostiles, d’arabesques embrumées en formules de styles. Les visions disparaissent, elles luttent et se mêlent dans les champs épuisants d’une rixe guerrière, initiée sans écu, tel un jeu pour enfants. Persister à aimer, à laisser exister, ce désir d’écrire dans une encre invisible, aux seuls yeux indulgents de mes dieux accessible.

Au Gré des Vents

Au gré des Vents, des Vents stellaires
Atomes éclos et dispersés, hasard de feu disséminé.
Distances de vide et de lumières, confiance et joie faites au temps.
Aux des espoirs se font latents, les mondes dansent et sont créés.
Esprits vidés puis fusionnés, se naissent et meurent les sociétés.
Matière poussière désintégrée, se perd encore, comme effacée.
Respire et naît, se laisse aller.
Au gré des Vents, des Vents stellaires.

Les parties sont recomposées, aux rythmes mille et millénaires.
Eclosent et vivent les entités, tourbillons longs et incessants.
Au bal des jeux, des innocents, souvenirs vieux sont effacés.
Illusions crues restituées, feu d’artifices à oublier.
Matière toujours reformatée, là-bas, au loin, vers les lumières.
A l’ombre d’elles, tournent les Terres.
Enfants perdus, redirigés, sans but, sans sens, sans destinée.
Un pas infime, vers la Lumière.
Au gré des Vents, des Vents stellaires

Amnésique Humanoïde

Jour de fange, mal au ventre, de colère incessante. Sans raison apparente dans mon âme elle se plante. Peu importent les rimes seuls comptent les verbes. Je te dis casse-toi, tu m’excites et m’épuises. Tu me juges et m’auscultes, continue, rien à battre. Qui es-tu pour me dire qui je suis, où je vais. Des faux-culs plein les rues, prévisibles, incolores. Amnésiques, apathiques, aux écrans hystériques. Montre-moi qui tu es, lâche un peu ton vocable. L’amitié au placard, faux-semblant de roublard. Convenance, assurance des idées formatées. Sans un mot de travers pathétiques dentiers.
Tu te plantes, en ramasses et redemandes

Ton confort est trop fort, il te bouffe et t’endort. Blatérer est ton trip, parader ton coït. Peu importe que tout claque, que les Viets s’astiquent. L’inconnu tu t’en tapes, tant que t’as ton six-pack. Fous en l’air cette époque, le miroir des vioques. Tu voudrais tout avoir, mais donner quoi encore. Je débite, t’analyse, le grand pied, le panard. De tes peurs, de tes doutes sous ton air pantouflard. Ton visage, ton regard, de grand sage, à l’écoute. Je n’y crois une seconde, à ce jeu d’entourloupe. Imagine pauvre blair de pouvoir me la faire. Des comme toi, tous les jours, un cheveu dans la soupe.
Tu te plantes, en ramasses et redemandes

Féminines, masculines, toutes ensembles se broutent. En pensant espérant s’en sortir à l’esbroufe. L’examen pour chacun au moment opportun. Des clodos aux héros même voie, mêmes doutes. Ce destin assassin fabriqué à dessein. Tu refuses de le voir, continue à demain. Par derrière tu préfères, bien parti je le crains. J’aimerais tu le sais arrêter ce manège. Impossible pourtant à chacun son ménage. Ton chemin et le mien vents contraires sans nuages. T’as tout faux, fais le beau épaté par ta trique. Et tant pis si ta vie par petits bouts s’effrite.
Tu te plantes, en ramasses et redemandes

D’Eux Etres

J’ai croisé ton regard, j’y ai vu l’innocence. Je t’ai vu ce jour-là, un instant, rien de plus. Mais de toi me souviens, pour toujours et même plus. Tes prunelles curieuses me ramènent à moi-même. Perles noires dansantes recherchant les je t’aime. De ces gueux mystérieux ignorant ta présence.

Pourrais-tu un instant, t’exprimer, m’expliquer. Tes pensées sur nous autres et enfin réveiller. Nos esprits embrumés par des vies sans soleil. Tu cherchais la chaleur de ses mains rassurantes. De ses doigts d’ongles peints blotti en ses genoux. Une vie de douceur, de baisers de mots doux.

Vos joies sans lendemain me rassurent et me tentent. Ces caresses aimantes partagées entre vous. Avec elle demeure, hors du temps et de nous. J’ai croisé ton regard, j’y ai vu l’innocence. La vision désarmante d’une force insolente. Celle d’êtres immenses condamnés au silence.

Courbes d’azur

Les accents des foulées sur les pierres, me rappellent au présent de la Terre, ce fragment de l’immense univers.
Crissements tiennent lieu de prières, mots de pierres, de roulis, de poussières, de senteurs, de couleurs, de tonnerre.
A l’intime des courbes m’assure, d’une errance en chemins et murmures, glissements de plaisir perdurent, leste temps d’un présent sans futur.
Cet instant en l’absence des hommes, Toi et moi, rien que nous, sans personne.

Le silence des êtres est étrange, leur tumulte à la nuit se mélange, bruits de vents en des souffles des cimes, entretoises lascives imagine.
Tel arcane en devine la frange, indicible message des anges, trop de cris, trop d’efforts en tous sens, se refuse aux refrains de mes sens.
Mes desseins certes vains se limitent, aux confins de tes reins se délitent. A l’approche incertaine indécise, tes contours sibyllins se précisent.
Cet instant en l’absence des hommes, Toi et moi, rien que nous sans personne.

Vient l’épreuve des corps, des regards sans accord, autarcie d’organisme, assoiffé d’héroïsme. Densités sont si pures en leurs toiles m’attirent, tes effluves natures me délecte et respire.
Empruntée mon approche que limitent souffrances, d’une vie de galoches préférée à tes transes. Là le temps des retours sont propices à confesse, des nouvelles amours éternelles promesses.

Au regard des roches me soumet en substance, les sommets en approche en aimée pénitence. A l’instant de l’extase, mon regard s’embrase. Les chimères s’effacent, de néant nulle trace.
Cet instant en l’absence des hommes, Toi et moi, rien que nous sans personne.

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